L’Ambassadeur du Mali à Bruxelles, SEM Mamadou Mandjou BERTHE, a reçu en audience ce vendredi matin M. Lansana Béa DIALLO, Echevin, de la Commune d’Ixelles (Bruxelles) en charge, entre autres, de la Jeunesse, de l’Emploi, de l’Insertion Sociale, des Jumelages, de la Coopération Internationale et des Sports.

Belge d’origine guinéenne, M. Béa DIALLO est à la fois un symbole pour la diversité et un modèle pour la jeunesse qui se bat pour s’en sortir. En effet, au plan sportif, M. Diallo a été champion de Belgique professionnel des super-welters en 1994, puis champion de Benelux en 1996. Il a aussi remporté à 7 reprises le titre de champion intercontinental IBF (International Boxing Federation) des poids moyens de 1998 à 2004. En 2003 et 2005 il devient vice Champion du Monde des super poids moyens IBO et termine sa carrière en devenant Champion du Monde WBF des super poids moyens en 2007.

Au plan politique, il peut se targuer d’avoir siégé, sans discontinuer, pendant 15 ans au Parlement (Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, puis Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles).

Licencié de L’ULB en marketing, M. DIALLO est aussi un chef d’entreprise qui fait la fierté de son pays d’adoption, la Belgique, et de l’Afrique.

De par sa mère, il a des attaches maliennes, ce qui n’est pas étranger à sa démarche de rendre une visite de courtoisie à la chancellerie du Mali à Bruxelles, et surtout d’exposer à l’Ambassadeur BERTHE un projet qui lui tient à cœur et qui le fait courir.

 

Fight4Africa

 

A 48 ans, M. Diallo va porter ses gants pour remonter sur le ring, et livrer un combat pour l’Afrique. A l’occasion de ce gala de boxe qui se déroulera dans le somptueux cadre du Palais 12 de Bruxelles le 11 janvier 2020, M. DIALLO croisera le chemin d’un ancien outsider, M. Raymond JOVAL, un redoutable compétiteur néerlandais qui, on l’espère, aura gardé toute sa superbe malgré le poids des âges.

Ibrahima DIALLO, le fils de Béa Diallo, lui-aussi champion de Belgique, livrera un combat pour apporter son soutien à la bonne cause portée par son père.

Les fonds récoltés lors de ce gala de boxe serviront à financer des projets de formation professionnelle au bénéfice de la jeunesse africaine.

M. Béa DIALLO fait la tournée des ambassades africaines à Bruxelles non seulement pour leur parler du gala qui s’annonce comme l’évènement du début d’année 2020 en Belgique, mais surtout pour leur vendre sa vision qu’il faut investir dans la formation professionnelle sur le continent pour enrayer la spirale de l’immigration clandestine qui est à l’origine de drames effroyables.

L’Europe n’est pas un Eldorado contrairement à ce que croit la jeunesse africaine, soutient-il. C’est au contraire un mirage qui débouche au mieux sur l’impasse et au pire sur des drames. Les projets qu’il conduit en direction des jeunes dans sa Commune d’Ixelles, à Bruxelles, le confortent dans sa conviction que la formation professionnelle est un filon pour le continent. Cet ultime combat qu’il s’apprête à livrer – informer, sensibiliser et former -, il voudrait le conduire en partenariat avec les ambassades africaines à Bruxelles. Ainsi, pense-t-il, les politiques, les entreprises et les acteurs directs seraient plus enclins à recevoir son message et à participer au changement de paradigme en ce qui concerne la jeunesse africaine.

Enfin, M. DIALLO se dit admiratif de la diaspora malienne qu’il sait très impliquée et très concernée par le devenir de la Mère-patrie. Fils de diplomate en poste à Paris à la fin des années soixante-dix et début des années quatre-vingt, M. DIALLO a été au contact de la communauté malienne de France dont le patriotisme est une source de fierté.

 

La ressource humaine, richesse de l’Afrique

 

L’Ambassadeur BERTHE a d’abord remercié l’hôte du jour pour sa démarche avant de lui adresser ses chaleureuses félicitations pour son brillant et glorieux parcours sportif, politique et d’entrepreneur. Il s’est dit séduit par l’initiative de son visiteur qui aurait pu, à la différence d’autres, se complaire dans son confort personnel sans se préoccuper du sort de ses frères du continent.

SEM BERTHE a aussi fortement conseillé à l’Echevin d’Ixelles de se rendre au Mali pour rencontrer les responsables en charge de la formation professionnelle. « J’ai la conviction, a-t-il dit, que vous trouverez une oreille très attentive en Monsieur le ministre Jean-Claude Sidibé qui, comme vous, est un ancien sportif qui nourrit beaucoup d’ambition pour la formation professionnelle. D’ailleurs, précisera-t-il, le ministre SIDIBE était récemment au Grand-Duché de Luxembourg pour sceller des partenariats dans le secteur de la formation professionnelle.

L’Ambassadeur BERTHE et M. DIALLO ont longuement échangé et développé des convergences de vue sur la problématique de la formation professionnelle qui, à leurs yeux, est une des clés du développement de l’Afrique.  Face aux limites objectives de l’école classique qui peine partout en Afrique à répondre aux aspirations des Etats et des apprenants, la formation professionnelle pourrait prendre à son compte une frange importante de la jeunesse en produisant une main d’œuvre qualifiée qui soit immédiatement utilisable dans les entreprises, sur les chantiers, dans les usines…

Au regard de l’élan de la construction régionale et sous-régionale, une main d’œuvre qualifiée trouverait aisément un débouché dans des marchés ouverts demandeurs de travailleurs.

Plus que l’or, la bauxite, le pétrole et d’autres ressources minières qui sont certes importantes pour l’Afrique, la principale richesse du continent reste sa ressource humaine, jeune, abondante et qui piaffe d’impatience de participer aux différents processus de construction nationale.

L’Afrique vaut bien ce combat ultime à l’initiative d’un de ses valeureux fils, fut-il établi dans la grisaille européenne.

Diarra Diakité

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